Après l’annonce d’un gel des augmentations de tarifs des péages en France en 2015, négocié par Ségolène Royale auprès des concessionnaires autoroutiers, voilà qu’à présent ces mêmes exploitants de rubans autoroutiers vont pouvoir activer une clause “secrète” issue des négociations avec Mme Royale et sous couvert de la loi sur la mobilité (loi macron) initiée par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre dans le gouvernement Hollande.

En 2015, le gouvernement nous annonçait avoir fait reculer l’envie des concessionnaires autoroutiers, leur envie gourmande d’augmentation de tarifs, mais nous fut caché un accord écrit sur les futures possibilités tarifaires de ces mêmes exploitants d’autoroutes.

Vinci, Safer et autres exploitants se plaignent d’avoir subi depuis 2015 un manque à gagner de 500 millions d’euros, mais ne les plaignons pas trop vite, l’accord secret signé entre eux et Mme Royale leur permet dès 2018 d’exercer des augmentations de tarifs et ce pendant une vingtaine d’année, sans obligation réelle d’investissement dans le réseau routier. Un fait typique des ministres en exercice qui négocient pour leurs propres gloires sans se soucier du futur remplaçant qui se retrouvera sur le fait accompli de contrats signés, à l’abri des vues et sus de tous.

C’est donc dès le 01 février 2018 que les autoroutes les plus fréquentées augmenteront leurs droits de passage (péage) d’en moyenne 1,8% et les axes secondaires de 4%. Des hausses sont encore à prévoir et peuvent intervenir dès la fin du printemps ou d’ici la fin d’année. Les concessions d’autoroutes ont vus la durée de leurs contrats augmenter suite à l’accord de 2015 et ont pu, par la même occasion, profiter d’une stabilité fiscale promise et appliquée.

 

 

 

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