De 90 à 80 km/h , 13 mètres de distance d’arrêt qui change tout ?, tel est l’argument de la sécurité routière pour passer en douceur la révolution sur la vitesse maximum autorisée sur le réseau secondaire non pourvu de séparateur central, la DSR souhaite via le gouvernement imposer cette mesure.

13 mètres, effectivement c’est beaucoup et énormément d’énergie cinétique lors d’un accident. Mais la question est la suivante :

Quand cette réduction de 13 mètres sauvera des vies ? et bien seulement en cas si la voiture devant vous s’immobilise et que par manque de vigilance vous, vous en seriez aperçu trop tard ! c’est un peu prendre les automobilistes pour des “moutons”. Ce genre d’accident est excessivement rare sur les nationales, ce qui peut arriver en effet c’est qu’une voiture s’engage sur une route via un croisement perpendiculaire sans avoir au préalable vu qu’une voiture était perpendiculairement à proximité, mais malheureusement là 90 ou 80 ne vont pas changer énormément dans le choc, car c’est le type d’impact et son dégagement d’énergie cinétique qui fera les dégâts (où l’automobile est entrée en collision avec l’autre ).

Ce qui coince en France, ce n’est pas la vitesse, elle a considérablement été réduite ces dernières années, c’est les zones ou l’on pourrait se réfugier pour éviter une collision, par exemple l’accotement de chaussée qui ont été délaissés ces dernières années par manque de moyen financier d’engagement et manque de réalisme sur l’étude des accidents où trop souvent la vitesse est jugée comme le seul élément du choc.
Si les abords étaient aménagés pour qu’un conducteur y mette son auto pour éviter une collision, nous sauverions énormément de vies. c’est quand même qu’en France où la majorité du réseau hors autoroutier ne permet plus le droit à l’erreur de conduite, ou par imprudence ou distraction l’écart se paie en blessure ou décès, un genre de tribunal immédiat…

Ces 13 mètres de réduction de distance d’arrêt ne changerons rien où que très minimement des vies. le vrai chantier est financier, il faut nettoyer les abords des routes, supprimer les arbres centenaires qui datent de Napoléon pour servaient à faire de l’ombre aux carrosses tirés par des chevaux ou bœufs. aménager les fossés par des réseaux souterrains de convoyage d’eau de pluie et les remplir afin de créer des dégagements d’urgence. Débroussailler et tailler les taillis qui bloquent la vue aux abords des croisements, signaler sur des courbes à l’aveugle la proximité d’une intersection potentiellement dangereuse. poser des bandes rugueuses sur les bords de chaussées et ligne médianes continue. bref, revoir l’infrastructure. Alors oui nous roulerons à 80 le temps que les aménagements soient effectués. Non nous ne roulerons pas à 80 km/h sur les seuls dires de la Direction de la sécurité routière, nous automobilistes sommes devenus les victimes du désengagement de l’état du réseau routier secondaire et le manque de financement pour nos régions…. Halte au mensonge, ce n’est pas la vitesse, mais l’infrastructure qui est en cause.

Vous ne changerez pas ainsi le comportement de moins de 10% de conducteurs réfractaires à toutes règles….

 

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