Bien sûr que chez Norauto, ils sont spécialistes du centre auto, mais en aucun cas, ils ne sont pas des garages de réparation automobile. Pourtant, il n’est pas rare d’entendre des cas où des centres Norauto s’emploient à tenter d’être aussi efficace qu’un garage automobile en se lançant dans des diagnostics souvent faussés et des réparations litigieuses, il suffit de se rendre sur le forum de 60 millions de consommateurs pour s’en rendre compte.

Si chacun restait dans son domaine de compétences, de nombreux litiges seraient évités, en voici un (de litige) pour lequel nous pouvons témoigner, car y étant impliqué au côté de la connaissance qui a fait appel à nous après une première réparation effectuée dans un centre Norauto à Saint-Louis – (68) – Haut-Rhin .

Il est vrai que les garages automobiles d’une enseigne portant la marque de votre auto vous annoncent souvent des délais plus où moins longs, pour prendre en charge votre automobile, pour une opération de maintenance préventive ou curative. Les automobilistes subissant des pannes diverses sur leurs autos sont souvent tentés à se rendre dans un centre auto où la prise en charge est bien plus rapide, mais quand est il de la réparation ?

Bien sûr que les centres auto sont utiles et connaissent parfaitement leurs métiers, mais uniquement dans leur domaine de compétence, c’est-à-dire que pour les opérations pour lesquelles ces centres auto ont été créés. Mais de notre côté tant pis si nous ne nous faisons pas d’amis ! Nous avons toujours reproché à l’enseigne citée, un mécanisme de vente forcée (remplacement prématuré de plaquettes et disques de freins, remplissage de climatisation malgré une fuite, parallélisme inutile…). Mais ce n’est pas systématique, nous vous rassurons, beaucoup d’enseignes de cette marque ne semblent pas êtres concernées.

Toutefois, nous allons vous faire part de notre dernière expérience en date, attention, le récit contiendra certains termes techniques, que nous détaillerons, mais pour les plus béotiens, Google sera votre ami.

Notre connaissance, propriétaire se rend avec sa Peugeot dans le centre Norauto de Saint-Louis dans le Haut-Rhin afin de faire remplacer un injecteur de carburant qui semblait être en mauvais état et qui semblait fuir par son joint d’embase. Effectivement, le bruit du moteur ressemblait plus à un vieux tracteur agricole qu’à une voiture diesel contemporaine. Le moteur tournait d’une façon asynchrone, les vieux de la vieille diront qu’il “boitait”.

La propriétaire de la 307 HDI laisse donc son automobile au centre Norauto de Saint-Louis (68), qui après la prise en charge rédige un devis pour le remplacement d’un injecteur et de son joint ainsi que de la vanne EGR, ils diagnostiquent que le bruit moteur vient de cet élément anti-pollution.

Presque tous les propriétaires de véhicules diesels récents en ont entendu parler de cette vanne EGR destinée à dépolluer. Souvent victime d’encrassement, c’est bien connu, un moteur diesel qui dysfonctione : c’est la vanne EGR…. Bien connu, soit, mais le dysfonctionnement de cette vanne anti-pollution provoque des symptômes précis : Alerte Moteur (voyant MIL Allumé) – Fumée à l’accélération et enfin limitation de la puissance motrice. Hormis la perte de puissance, le voyant d’alerte n’était pas allumé et la voiture ne lâchait aucune fumée particulièrement gênante.

La propriétaire laisse réaliser l’opération, s’acquitte d’une facture de plus de 750 € pour le remplacement de l’injecteur et de la vanne EGR et récupère son auto victime de sa panne récurrente sans que le personnel du centre attire l’attention à la conductrice qu’une panne persiste et que le remplacement de la vanne EGR n’a strictement rien apporté. Après avoir effectué quelques kilomètres la propriétaire de l’auto, constate que rien n’a changé, le bruit persiste et la voiture n‘a toujours pas de puissance.

C’est à ce moment que la “victime” se rapproche de nous. Nous observons, capot ouvert, les travaux réalisés et écoutons le bruit permanent du moteur qui prouve qu’une panne plus grave est la cause de son dysfonctionnement, cependant un détail attire notre attention, sur les pièces qui doivent être démontées pour accéder à la vanne EGR, certaines vis ne semblaient pas avoir été manipulées, étrange de devoir effectuer un travail de contorsionniste pour exécuter une opération qui pouvait être aisée en démontant quelques éléments. Nous émettons des doutes sur le remplacement effectif de la vanne EGR en ayant observé ceci. Nous conseillons vivement à la propriétaire de la Peugeot de retourner au centre auto afin que le travail soit réellement réalisé et de poser un vrai diagnostic professionnel sur ce dysfonctionnement moteur.

Nous prenons le relais pour le dialogue avec l’atelier concerné, nous sommes au téléphone avec le mécanicien ayant réalisé l’opération, son encadrement a du juger bon (ou pas) que nous expliquons nos doutes sur le remplacement de la vanne EGR et sur les symptômes réels du moteur qui nous laisse penser à un problème d’arbre à cames, de distribution ou de poussoir de soupape. Là, on se fait envoyer “sur les roses” (bien sûr, qui sommes nous, pour s’en mêler, pour dire à un professionnel que nous émettons des doutes sur la qualité de son intervention) :

“- Vous êtes Mécano nous demande t’il, puis continue en demandant, vous savez où est la vanne EGR ?

Nous répondons par l’affirmatif à ses deux questions, et réitérons nos questions, pourquoi des vis ne semblent pas avoir croisé les doigts du technicien alors qu’il était plus efficace d’enlever ce qui gênait ?

“- Je connais mon boulot et cette voiture fonctionne.”

Soit comme une 504, mais pas une 307 rétorquons nous… Nous affirmons que le moteur tourne d’une façon asynchrone, et qu’aucun voyant d’alerte n’est allumé, ce n’est donc pas un organe géré par l’électronique et le calculateur, mais un fait purement mécanique donc de la mécanique à l’ancienne, nous conseillons le démontage du cache culbuteur afin de poser un vrai diagnostique. Bon, bien sûr, encore, là, on se fait haranguer par le technicien d’une belle manière, nous disons rappeler l’encadrement d’atelier le lendemain et laissons le technicien “en paix”.

Le lendemain appelons le chef d’atelier, qui nous explique que son centre d’aide technique lui a expliqué la procédure à suivre, c’est-à-dire changer la vanne EGR car la neuve montée 48 h plus tôt est sûrement défaillante… Nous pensons haut et fort (oui Bien sûr !) au moins ce qui nous conforte est que nous serons sûrs qu’elle soit remplacée cette fois, même si c’est inutile.

Nous attendons le temps du week-end pour reprendre contact, on nous annonce qu’il y a un “léger” mieux, mais que le moteur ne fonctionne toujours pas correctement et qu’il est toujours aussi bruyant. Nous demandons la dépose immédiate du cache culbuteur (admission sur ces moteurs) pour vérifier arbre à cames, poussoirs et distribution, quelques heures plus tard, on nous annonce un tendeur de chaîne d’arbre à cames défectueux (mais le chef d’atelier se prend les pieds dans le plat en nous affirmant la chaîne qui relie les deux vilebrequins…). Une estimation de 1000 € est émise pour le remplacement du kit distribution (dont la pompe à eau) la chaîne d’arbre à cames et son tendeur.

 

Nous demandons si une lecture du calculateur via OBD ou OBD2 a été réalisée et imprimée pour la présenter au client ! On nous répond qu’une lecture a été effectuée, mais pas imprimée.
Nous demandons si un test de compression a été réalisé, on nous répond “oui bien sûr”, on demande la valeur du meilleur cylindre et du moins bon, là également aucune info ne peut nous être donnée…

Lorsque nous demandons le détail du devis, on nous annonce un kit distribution à 272 € alors qu’il est à 215,95 € sur leur site internet et le devis ne mentionne aucunement le liquide de refroidissement où un appoint qui est nécessaire pour le remplacement de la pompe à eau… En Fait Norauto, applique les prix du catalogue constructeur dans leurs ateliers semble t-il. Après cette vérification de deux lignes de devis, nous disons stop face à ces incohérences, la voiture doit être remontée avec sa vanne EGR d’origine, celle qui n’était pas défectueuse, le temps de travail pour établir le diagnostique pourra être facturée, telles sont nos directives.

Le sur-lendemain au moment où nous voulons enlever l’auto pour la convoyer dans un garage de la marque, le Centre Norauto nous annonce que suite au remontage, le véhicule ne démarre plus !!! Ils ne savent pas d’où cela peut provenir, l’auto est donc immobilisée (non-roulante)

Le coup de la corde au cou, on la connaît celle-ci, nous savons que nous allons face à un mur, convoyer le véhicule via la dépanneuse ? Qui paiera ? Qui paiera si une pièce a été abîmée au démontage ? Ne voulant pas prendre de tels risques, après tractation avec le chef d’atelier, nous demandons l’application du prix Norauto sur les pièces détachées, l’obligation de résultat quant à la réparation à effectuer, la réalisation de la réparation d’une manière transparente et cohérente, preuve que nous ne sommes pas fermés et que nous pouvons comprendre que desfois un atelier peut se chercher sur une panne. Si l’histoire s’arrêtait là….

 

Nous faisons part du “Deal” à la propriétaire qui se rend le lendemain dans le centre auto pour récupérer des effets personnels dans son auto, là un responsable lui tient le discours suivant : nous ne connaissons pas la panne, laissez nous le temps de la trouver, un nouveau devis sera émis… Soit des propos complètement différents à ceux de notre médiation.

Bien sûr, nous ferons un “update” de cet article à la finalité de cette “aventure”. Notre activité de médiateur ne s’arrêtera pas sur cet échec.

Mais nous vous conseillons vivement, lors d’une avarie dite grave sur votre automobile de vous rendre chez un garagiste de la marque ou un professionnel ayant pignon sur rue afin qu’ils puissent suivre des procédures de diagnostique électronique et mécanique comme les règles de l’art l’imposent afin d’établir un diagnostique sûr et précis. Un centre auto est compétent dans son domaine, ceci ne le dénonce pas, ils sont aptes, formés et outillés pour réaliser de l’entretien courant : remplacement de pneumatiques, remplacement d’organes de freinage, entretien moteur et climatisation, remplacement d’amortisseurs et réglages de trains roulant.

Ces centres auto ne possèdent pas la formation humaine, les outils adaptés et les compétences nécessaires à des interventions à cœur ouvert du moteur.

 

 

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